Converser avec un inconnu

August 31st, 2010

    Cette hotesse de l’air avait à la fois l’air très sympathique… Et inaccessible.
   
    Comme la plupart des jolies femmes, elle se protégeait des remarques des hommes, de leurs allusions, de leurs essais de drague.
   
    Il y a eu un gros trou d’air et je lui ai confessé mon inquiétude.
  Je lui ai demandé si elle en avait déjà connus d’aussi sévères. On a commencé à parler, et elle est devenue par la suite une de mes meilleures amies.
   
    Souvent une conversation anodine peut déboucher sur une relation d’affaire, un amitié… ou une relation amoureuse.
   
    Savez-vous, par exemple, que les anglais passent en moyenne l’équivalent de 2 ans de leur vie à parler… du temps ?
   
    Mais peut-être vous a-t-on dit, enfant, de ne pas adresser la parole aux étrangers ?
   
    Peut-être vous en reste-t-il une timidité gênante ?
   
    Suivez-moi.
   
    Vous avez 3 possibilités :
   
    1. Parler de vous.
   
    2. Parler de l’autre personne.
   
    3. Parler des circonstances.
   
    Parler de vous
   
    Partager par exemple une faiblesse est une bonne stratégie.
  Décrire ce que vous ressentez aussi.
   
    “Brr je suis gelé avec cet air conditionné. Et vous ?”
   
    Un orateur a commencé son discours à un congrès que j’organisais comme ceci :
   
    “Mon coeur bat fort. J’ai les mains un peu moites. Je vous vois dans un nuage un peu flou. Ma gorge est serrée, etc.”
   
    Incroyable de voir comment le discours d’une personne qui dit sincèrement ce qu’elle ressent peut être passionnant.
   
    Parler de l’autre personne.
   
    Vous connaissez sans doute toutes les approches possibles :
   
    Faire un compliment “Quel joli bronzage vous avez !” “La ligne de votre voiture est très belle, je n’avais jamais vu ce modèle” lui poser une question “Vous êtes de la région ou de passage ?” “Savez-vous où je pourrais trouver…”

    Faire une simple remarque qui la concerne… le tout avec gentillesse et un sourire.
   
    Ma femme, Emila a une technique bien à elle :
   
    Elle a une oreille qui traîne et je la soupçonne d’écouter les conversations. Cela lui donne un prétexte pour rentrer dans le jeu.
  Intrusif je vous l’accorde maïs étonemment efficace.
    
    Parler des circonstances
   
    Le temps, un problème commun, une tierce personne…
   
    “Il fait lourd aujourd’hui” “Vous avez eu vous aussi une coupure d’électricité ce matin ?” etc.
   
    “À votre avis, la crise est finie ?”
   
    “Wouaou !  Quelle performance ! Spectaculaire, n’est-ce pas ?”
   
    Dans toute la panoplie des premiers contacts, le compliment a une place à part.
   
    On en parle demain.
  

Parler avec le regard

August 29th, 2010

    Quand j’étais plus jeune (beaucoup plus jeune) j’avais une copine prénommée Annie.
   
    Annie était une fille formidable, mais elle avait un horrible défaut à mes yeux :
   
    Elle était riche. Ou plus exactement fille de papa très riche.
   
    À ses côtés, j’avais le sentiment d’être un faire-valoir, un homme de compagnie. Sans doute les restes d’une tradition familiale “Godefroy” qui veut que les hommes soient les protecteurs et la source de revenus de la famille.
   
    Nous nous sommes donc séparés.
  Mais Annie m’aimait toujours. Et elle me faisait craquer à volonté à chaque fois qu’on se revoyait.
   
    Comment ?
   
    Avec ses yeux.
   
    Elle me regardait, d’un regard d’amour inconditionnel, et je fondais comme neige au soleil.
   
    Votre regard a un pouvoir incomparable.
   
    Vous pouvez, par la simple puissance de votre regard, obliger quelqu’un dans la rue à se retourner.
   
    Vous pouvez avoir un regard qui tue. Exprimer de l’amusement, du mépris, en fait toutes les nuances de vos émotions, quelle qu’elles soient.
   
    Votre regard vous rend plus intelligent, plus intéressant, plus désirable.
   
    Une étude menée à Boston (Journal of research in personnality, 1989) a montré l’impact du regard sur les relations entre homme et femmes.
  Deux groupes devaient avoir des conversations informelles de 2 minutes. Un groupe avait des instructions spéciales de contact des yeux. L’autre non.
   
    Ceux qui avaient un contact oculaire ont été plus appréciés, et trouvés plus séduisants que les autres.
   
    Et quel était l’instruction qui a donné plus de contact oculaire et donc de charme à un groupe ?
   
    On leur avait demandé de compter le nombre de clignement d’yeux de leur interlocuteur(trice) !
   
    J’ai vu souvent des conseils pour ceux qui ont du mal à regarder dans les yeux du genre “Fixez un point à la racine du nez” pour donner l’impression de regarder droit dans les yeux.
   
    À mon avis, c’est un mauvais conseil. Si quelqu’un fait cela, je le vois immédiatement. L’idée de compter les clignements d’yeux est meilleure.
   
    Observez-vous lors d’un premier contact. Que faites-vous de vos yeux ?
   

Les mystères du sourire

August 29th, 2010

    Le sourire
   
    Il y a tellement de sourires différents !
   
    Le sourire de circonstance. Une convention qui ne vous dit pas grand chose sur la personne qui vous sourit.
   
    Le sourire qui exprime le sentiment de la personne, son bien-être, sa joie.
   
    Le sourire hypocrite.
   
    Le sourire moqueur.
   
    Et il y a le VRAI sourire, précédé d’un regard d’accueil.
   
    Qu’est-ce qui différencie ce sourire des autres?
   
    – Le regard.
   
    C’est pour moi un mystère, mais le regard est vraiment le “miroir de l’âme”.
   
    Si vous souriez seulement , c’est bien mais ce n’est pas suffisant pour établir un bon contact.
   
    Vos yeux aussi doivent sourire.
Un des plus grands séducteurs que je connaisse m’a dit son secret :
   
    “Je souris avec mes yeux. Toutes les filles avec lesquelles je sors m’expliquent que c’est cela qui les attirées vers moi.”
   
    Comment parler avec vos yeux ?
   
    C’est à la fois simple et compliqué. Simple parce qu’il suffit d’exprimer votre sourire par vos yeux, de l’envoyer vers vos yeux mentalement.
   
    Compliqué parce que cela demande une projection de vous-même vers l’autre. Au lieu de penser à vous,  à l’effet que vous allez faire à l’autre, vous devez penser uniquement à lui, l’aimer ou le trouver sympathique, ou touchant, ou charmant., etc.
   
    Concentrez-vous sur le positif.
   
    Si vous souriez en pensant “Oh zut il louche !” ou “Son haleine est carrément fétide”, le message reçu sera ambivalent.
   
    Alors que si vous souriez et le regardez en pensant “Il est touchant, je l’aime bien”, votre sourire sera accepté et apprécié.
   
    C’est un de secrets de Jessica. Demain le suivant : le regard.

Votre degré de savoir-faire social ?

August 28th, 2010

    Hier soir, Jessica, notre fille, nous a montré l’hôtel de Miami où elle est en formation marketing.
   
    Quand elle rentrait, elle a dit bonjour et commencé à discuter avec le concierge et son assistant, deux messieurs à cheveux blancs qui sont visiblement là depuis des dizaines d’années.
   
    On aurait dit que c’étaient de vieux copains blagant tous les 3 ensemble, or elle est là depuis 20 jours seulement.
   
    Puis on a dîné à son hôtel, commencé à regarder le menu :
   
    “Nous vous avons préparé un menu spécial. Le chef va venir vous en parler..”
   
    Le chef de cuisine est arrivé, c’est un chef célèbre, et il nous a présenté ce qu’il avait mis au point pour nous, un dîner gastronomique, avec un grand et bon sourire.
   
    Jessica nous a expliqué qu’en cuisine, ce chef fait règner une ambiance géniale.
   
    Dans le cadre de sa formation elle a passé une journée dans son département.
   
    Notre dîner a été une merveille.
Le directeur de l’hôtel est lui aussi venu faire notre connaissance, et il a été impossible de régler la note.
   
    “Ele a déjà été réglée” nous a-t-on répondu.
   
    Inutile de vous dire qu’on était fier de notre fille.
   
    Comment Jessica arrive-t-elle à être appréciée si vite, à avoir unvsi bon contact ?
   
    Son sourire d’abord.
   
    Sa bonne humeur communicative.
   
    Le fait qu’elle ne prenne jamais les gens de haut.
   
    Qu’elle s’intéresse sincèrement aux autres.
   
    Les américains nomment cela des “social skills” – des savoirs-faire sociaux”.

    La plupart des études montrentvque ce sont de véritables ascenseurs sociaux.

    Il faut dire que nos rapports avec les autres, nos capacités à nous faire de nouveaux amis, sont vitaux
pour notre succès dans la vie.
   
    Quel bon sujet !
   
    On en reparle demain.
   

Le spirituel et le vital

August 27th, 2010

    Un ermite était en train de méditer au bord de la rivière quand un jeune homme l’interrompit.
   
    – Maître, je veux devenir votre disciple.
   
    – Pourquoi cela ? répond l’ermite
   
    – Parce que plus que tout autre chose, je veux trouver Dieu.
   
    Souple et vif à la fois, le sage bondit sur ses jambes, attrapa le jeune homme et le plongea tout habillé dans la rivière.

    Il lui maintint la tête sous l’eau pendant plus d’une minute. L’autre se débattait comme un beau diable.
   
    Alors le maître lui tira la tête hors de l’eau, sans ménagement. Tandis que la victime reprenait ses esprits, il lui demanda :
   
    – Dis moi, vers quel point convergeaient tous tes désirs quand tu avais la tête sous l’eau ?
   
    – L’air… je… heu… je voulais de l’air !
   
    – Parfait, dit le maître. Maintenant retourne chez toi et reviens me voir quand tu désireras Dieu autant que tu as désiré cet air.
   
  
  _______________________________
   
    Souvent, nous envions ceux qui disent avoir trouvé Dieu. Comme eux, nous voudrions avoir une foi inébranlable.
  Et nous sommes tenter de confondre les spirituel avec le vital.
   
    “Croire en Dieu ne suffit pas, il faut aussi croire en la vie” M. de Cornouardt

Des centimes devenus des millions

August 27th, 2010

    À chaque fois que vous prenez en main une tasse de café qui ne vous brûle pas les doigts, vous enrichissez Kenneth et Robert Dart.
   
    Ils ont en effet inventé la tasse en polystyrène expansé, légère et isolante.
   
    Chaque tasse leur rapporte très peu, peut-être un centime ou deux.
   
    Mais avez-vous pensé à la quantité de tasses qui sont utilisées chaque jour?
   
    Sans doute des millions.
   
    Ils font 1,1 milliard de dollars de chiffre d’affaire par an.
   
    Pour vous donner une idée de leur fortune, ils possèdent un Boeing grand comme une maison pour leurs déplacements.
   
    Je ne vous parle pas de leurs yachts…
   
    Alors me direz-vous, leur vie est une vie de rêve?
   
    Pas tout à fait. Ils doivent, avec une armée d’avocats, batailler sans cesse pour défendre leurs brevets. Et ils ont… 4.950 employés.
   
    Mais ce que je trouve intéressant dans leur histoire, c’est la quantité ahurisssante d’argent générée par une idée toute simple.
   
    Tout a commencé par une personne qui se brûlait les doigts en vivant son café dans une tasse en carton ordinaire…
   
    Trouvez un problème, cherchez une solution, et transformez-la en argent.
   
    L’argent est très souvent la récompense des idées qui rendent service aux autres.

Aborder un personnage important

August 27th, 2010

    Nous sommes à New York, dans une agence de publicité, en 1955.
   
    Un jeune homme venu de sa campagne distribue le courrier.
  Garçon de course, c’est tout ce qu’il a trouvé comme job pour survivre.
   
    Mais il est toujours souriant, de bonne humeur, a de bons contacts avec les “jeunes loups” de l’agence.
   
    Il rêve en secret d’écrire lui aussi des textes publicitaires.
   
    Comment passer du rêve à la réalité?
   
    Un jour, il se lance, et demande à faire un essai.
   
    On lui confie de petits travaux, et il s’en sort plutôt bien.
   
    Un vieux rédacteur le prend en amitié et lui apprend le métier.
   
    Ce gamin sera plus tard le grand Gene Schwartz, une des stars de ce métier.
   
    Il impressionnera par son aura, sa renommée, ses exploits, un petit éditeur français passionné de vente par correspondance… et lui transmettra son savoir.
   
    J’ai eu la grande chance que Gene m’honore de son amitié.
   
    De prime abord, les gens importants nous font peur.
   
    Il arrive qu’un correspondant me téléphone et reste silencieux, la gorge serrée, parce qu’il ose à peine croire qu’il parle au grand Christian Godefroy :)
   
    Mais en fait toute star est partie de zéro. Toute star se souvient de ses débuts, de ses difficultés.
   
    Toute star est un homme ordinaire, avec ses forces et ses faiblesses, ses doutes et ses certitudes.
   
    J’entends souvent des réflexions du genre “Oh oui mais vous c’est différent!”
   
    “Différent en quoi?”
   
    “Vous avez un gros fichier, vous avez la renommée, vous avez l’argent.”
   
    “Oui mais j’ai commencé moi aussi sur Internet à partir de rien!”
   
    “Aujourd’hui vous êtes un intouchable, vous ne faites d’accords qu’avec des gens de  votre acabit. C’est une vraie mafia des grands de l’Internet.
  Il est impossible de se faire accepter dans votre cercle.”
   
    Rien n’est plus faux.
   
    Il est vrai que lorsque quelqu’un m’écrit pour me proposer de vendre son livre et de toucher royalement 30 % de commission en faisant tout le travail, je l’éconduis gentiment.
   
    Pareil quand on me promet monts et merveilles.
   
    Il faut comprendre que les gens dont vous voulez avoir les faveurs n’ont pas besoin de nous. Ils vivent très bien sans vous.
   
    Voici ma façon d’aborder des gens que j’admire:
   
    1. Je commence par les étudier.
       J’achète leurs produits. Je lis leurs mails, je suis leur blog.
       S’ils participent à des forums, je lis leurs messages. Je M’INTERESSE À EUX.
   
    2. Je prends contact généralement en leur rendant un petit service.
   
    3. Je leur demande par la suite un petit service très facile.
   
    4. Nous faisons comme cela quelques transactions jusqu’au moment où on se connaît mieux.
   
    5. Je les rencontre.
   
    L’important pour moi n’est pas de faire des affaires avec eux, mais de les connaître, de les comprendre et de les apprécier.
 
    Le plus précieux, me semble-t-il, quand on fait la connaissance de quelqu’un hors du commun, c’est de pouvoir s’inspirer de certaines de ses caractéristiques, façons de penser, comportements.
   
    Les affaires éventuelles seront une conséquence naturelle, plus tard.
   
    Peut-être ne ferons-nous jamais d’affaires ensemble. Ce n’est pas cela qui est important.
   
    Si on aborde quelqu’un avec des dollars dans les yeux comme oncle Picsou, il m’étonnerait que la relation aille bien loin!
  
    P.S. Je donne souvent des interviews à des débutants. Des coups de mains. Je suis le plus accessible possible à l’intérieur des limites que je me donne.

Le camping-car penchait tellement

August 27th, 2010

   Hier, 17 heures. Coimbra, Portugal. Je suis au volant de notre camping car Rapido.
   
    Il fait si chaud que nous rêvons tous d’un bon jus d’orange bien frais.
   
    Soudain, à la sortie d’un charmant village près de Coimbra, apparaît un café-salon de thé bondé.
   
    Je cherche un parking. Rien. Je dépasse le café, et là un chemin barré par des travaux me tend les bras. Je freine, vire au maximum pour m’engager sur ce chemin, et c’est l’accident:
   
    Le camping-car penche, penche, on dirait qu’il va verser à droite.
   
    Emilia hurle. Par réflexe tout le monde se penche, comme dans un catamaran pour compenser le vent.
   
    Je suis certainement tombé dans un trou.
   
    J’essaye de reculer. Rien.
   
    Je n’ai vraiment rien vu.
   
    Je saute de la cabine, qui est maintenant suspendue à un mètre du sol, pour évaluer les dégâts.
   
    Le trou est profond, la roue ne touche plus le sol, et le camping car repose sur son marchepied, sa manette d’évacuation des eaux usées, et la transmission. Coincé.
   
    On dirait un grand bateau échoué sur un récif.
   
    La foule s’amasse. Chacun donne sa solution.
   
    La plupart des solutions tournent autour d’un cric qui soulèverait le camping car pour le tirer de là.
   
    Problème: je n’ai pas de cric.

C’est une de ces versions modernes de l’automobile où on est censé, si on crève, dépanner avec de la mousse de latex sous pression  – ou téléphoner à un garage.
   
    Pas de roue de secours, pas de cric. Et en plus, le camping car reposant sur son ventre, je ne vois vraiment pas où on pourrait l’installer, ce cric.
   
    Emilia, fébrile, cherche la carte du touring club pour leur commander un dépannage.
   
    Reynaldo, mon beau-frère, qui était venu donner un coup de main pour le déménagement et l’installation d’une amie, discute avec un baroudeur qui a l’habitude de ce genre d’accident en Afrique.
   
    On essaye de mettre une grande pierre pour permettre à la roue orpheline de retrouver sa fonction.
  Elle patine, et le camping car ne bouge pas d’un poil.
   
    Alexandre, notre fils, installe des signaux pour que la circulation nous contourne.
   
    Emilia téléphone et explique notre situation au Touring Club Portugais.
   
    Des badauds repartent. Dès groupes restent et discutent. Je comprends que la plupart condamnent notre essai: si on arrivait à repartir, la cabine étant ancrée dans le col, on détruirait sans doute le marchepied et le dessous de notre camping car.
   
    Je demande:
   
    “Qui vient avec moi boire un bon jus d’orange frais?”
   
    Emilia n’a plus soif. Reynaldo monte dans la voiture du baroudeur pour aller chercher des secours.
   
    Alex m’accompagne.
   
    Curieusement, je sens la réaction émotionnelle en allant vers le café. Jusque là j’étais occupé, je m’en voulais d’avoir tourné trop sec, de ne pas avoir vu ce gigantesque trou, de nous faire perdre des heures – le Touring Club, au Portugal, c’est au moins une heure d’attente pour qu’ils  arrivent.
   
    Personne ne s’est moqué, aucun reproche. De la sympathie et de la  fraternité devant l’irréparable.
  Les portugais sont vraiment sympas.
   
    Nous rentrons dans le café, une  jolie brune nous sert. Le jus est délicieux, mes idées se remettent  en place.
   
    J’explique à Alexandre pourquoi la roue libre empêche l’autre de tourner, ce qu’est un différentiel et le blocage du différentiel, malheureusement absent sur ce chassis Mercédes.
   
    Ca va mieux.
   
    Nous retournons au camping car, et mon esprit se met en marche.
  J’observe. Soudain, je vois dans les gravas alentours un morceau de conduit en béton qui me paraît avoir l’épaisseur et la forme idéale.
   
    Avec l’aide d’Alex, je le met en place. Il pèse un âne mort.
   
    Vais-je tenter de sortir le camping car de là, malgré les prédictions pessimistes de tout le monde?
   
    Et si c’était pire?
   
    Cela paraît trop facile, ça ne va pas marcher…
   
    Oh et puis zut! Qui ne risque rien n’a rien. Je profite de l’éloignement d’Emilia pour escalader la cabine et remettre le moteur en marche.
   
    (Sûr que si elle me voit faire cela je vais me faire engueuler).
   
    J’engage doucement la marche arrière… il ne se passe rien.
   
    J’insiste un peu, le camping car se redresse, tel un éléphant blessé qui se relève, et le voilà tout guilleret comme s’il ne s’était rien passé. Je vais le garer plus loin.
   
    Le baroudeur revient avec Reynaldo, sans avoir trouvé de solution, Emilia annule la demande de dépannage, et nous allons boire tous ensemble un autre jus d’orange. Délicieux.
   
    Finalement il y a juste une petite réparation cosmétique à faire au marchepied, et tout va bien.
   
    Je repense à la situation bloquée d’il y a 5 minutes.
   
    Un peu de réflexion, beaucoup d’espoir, une petite dose de courage, la certitude qu’on va s’en sortir… Vous allez dire qu’on a eu de la chance!
   
    Oui on a eu de la chance, mais comme d’habitude la chance a eu besoin d’un gros coup de main de notre part.

Une plante s’est mise à pousser

August 27th, 2010

    Ron Sveden, un prof à la retraite du Massachusetts, avait du mal à respirer.
   
    On l’a examiné à l’hopital, et ses radios ont montré un point opaque au poumon, sans doute une tumeur cancéreuse.
   
    Il a été opéré, et il s’est avéré qu’il avait “respiré” un petit pois qui, se trouvant au chaud et à l’humidité, avait commencé à pousser. Il avait même fait des feuilles.
   
    Pas de cancer, et le voici de nouveau en bonne santé.
   
    Ironie du sort, son premier repas après l’opération comprenait… dès petits pois !
   
    Lorsqu’on a un problème de santé, on a souvent tendance à penser au pire.
   
    La première étape est toujours de trouver un spécialiste compétent, voire deux ou trois.
   
    L’art du diagnostic est difficile, et les médecins ne sont pas infaillibles.
   
    On parle souvent de “seconde opinion” comme une marque de sagesse.
   
    Il m’a toujours étonné de voir la plupart des gens demander plusieurs devis pour une réparation de leur maison, et se laisser convaincre par le premier diagnostic venu sur leur corps.
   
    Tout est possible… même un petit pois qui pousse dans un poumon !

Diriger sa colère

August 27th, 2010

    Si vous ne pouvez éviter d’être en colère alors soyez en colère:

    1. Contre la bonne personne

    2. Dans la bonne mesure

    3. Au bon moment

    4. Pour la bonne raison

    5. De la bonne manière 

    Rappelez-vous, nous sommes tous des créatures émotionnelles. En premier lieu, demandez-vous, pourquoi a-t-on agit de la sorte avec vous.

    1. Le pardon efface la culpabilité.

    2. L’oubli efface l’obsession. 

    3. Quand nous réfléchissons à notre
  propre besoin d’être pardonnés, il
  devient facile de pardonner aux autres.